Voici à nouveau venu le temps de la fameuse République des blogs de Lyon, soirée conviviale entre les blogueurs de notre belle ville et leurs lecteurs.
Je ne pourrais être présent pour cette édition, étant en déplacement professionnel, mais n’hésitez-pas à y pointer le bout de votre nez, il y a toujours quelques bonnes discussions auxquelles participer, surtout en cette période d’élections…
Ben ouais, dans « obamaniaque », il y a « maniaque », et maniaque en français, ça se dit d’une personne extrêmement soigneuse, méticuleuses à l’excès, mais aussi, d’une personne qui a des habitudes bizarres et ridicules, qui a des idées fixes, des obsessions et même d’une personne qui souffre de psychose aiguë. Bref, être maniaque, ce n’ai pas une marque de grande rationalité.
Heureusement, la réalité finie toujours par frapper le maniaque, parfois un peu durement, pour le sortir de ces fantasmes.
Et c’est ce qui est en train de se passer aux États-Unis, où la population commence à se révolter contre ses dirigeants et réagit de plus en plus aux principes rooseveltiens que je défends.
L’une des choses qui choqua le plus les âmes bien pensantes lorsque Ferdinand Pecora débuta ses auditions au Congrès américain, en 1932, pour déterminer les causes de la Grande dépression, c’est qu’il était vulgaire, rustre et impoli, tout le contraire des « respectables » banquiers auxquels il s’attaquait. Ce qui est sûr, c’est que depuis que la crise financière s’est déclarée, au milieu de l’été 2007, les membres de la commission des Finances, de l’Economie générale et du Plan de l’Assemblée nationale ont, eux, fait étalage de toute leur bonne éducation en interrogeant les responsables des principaux établissements bancaires français. Ce respect des convenances est révélateur de représentants du peuple, enkystés dans la règle du jeu et le monde des « élites », incapables de relever la tête et de voir cette population qui les a élus pour qu’ils défendent ses intérêts et assurent son avenir. Ce qu’il va falloir changer au plus vite.
Ce qui motivait Pecora, c’était d’exposer, aux yeux de tous, l’emprise mafieuse des intérêts financiers de son temps sur la République américaine, afin d’ouvrir la voie au véritable changement de système que conduira Franklin Roosevelt. Il fallait alors, comme aujourd’hui, comprendre les causes profondes de la crise et déterminer où étaient les responsabilités, afin de repartir sur des bases solides. Dans cette quête, ni compromis, ni respect indu, ni copinage : représentant l’autorité publique, c’était lui le patron.
J’ai écrit cet article pour le journal Nouvelle Solidarité du 5 fevrier 2009.
« Pourquoi pas 100 milliards ? », ironisait cyniquement Patrick Devedjian à propos du plan de relance du Parti socialiste, version Martine Aubry.
Or, même à hauteur de 100 milliards d’euros, le plan d’action socialiste ne relancerait pas l’économie française. Pourquoi ? Parce qu’il reste dans le moule. Le problème n’est pas une question de sommes en jeu, mais une incapacité des « experts », de gauche ou de droite, à dépasser les dogmes anti-économiques qui nous ont conduits à la crise actuelle. Le cas du plan de relance socialiste est emblématique de cette prison mentale et émotionnelle, qui empêche la principale force d’opposition de reconnaître la faillite d’un système dans lequel la plupart d’entre-eux ont construit leur carrière. Ils se trouvent donc, entre leurs barreaux, incapables de poser les bases d’un projet compétent, porteur de développement des hommes et d’espérance.
Persuadés de la justesse de leur approche et, surtout, libérés du risque de voir leurs mesures appliquées, il est fort probable que les Socialistes soient convaincus de son efficacité. Droits dans leurs bottes, comme l’était un certain Jospin jusqu’au 21 avril 2002, jour de sa défaite aux élections présidentielles, grâce à un programme déjà élaborée par… Martine Aubry. suite…
Dans une interview exclusive avec l’hebdomadaire autrichien Profil, le directeur général du Bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalité (UNODC), l’italien Antonio Mario Costa, a déclaré que « en de nombreux cas, l’argent de la drogue est actuellement la seule source de liquidité disponible. (…) Pendant la deuxième moitié de 2008, le manque de liquidité étant le principal problème du système bancaire, ces capitaux liquides sont devenus un facteur important ».
Sans nommer aucune banque, Antonio Mario Costa a annoncé que son agence « avait trouvé les preuves que les prêts interbancaires ont été financés par des capitaux provenant du trafic de drogue et d’autres activités illégales. Certaines pistes indiquent que des banques ont été sauvées de cette manière ».
Aujourd’hui, on va avoir droit à du Obama à toutes les sauces.
Esprit de contradiction oblige, je me permets de dévier un petit peu et de parler de mon sujet favori, la crise financière internationale.
Il est temps de faire le point.
Rassurez-vous, je ne compte pas me lancer dans un bilan exhaustif du des conséquences de la crise. Je n’en ai pas le temps.
Non, ce que je voudrais, c’est qu’on fasse un bilan des responsabilités personnelles et des mauvaises pratiques qui nous ont conduit là, pour pouvoir rebondir.
Demain, Barack Obama deviendra le 44e Président des États-Unis.
Que va-t-il dire lors de son discours d’inauguration ?
Que va-t-il faire de sa présidence ?
Comme je ne suis pas voyant, je ne sais pas.
En revanche, ce que je sais, c’est ce qui a été dit et fait par Franklin Delano Roosevelt, dans une période pleine de similitudes avec celle dans laquelle nous sommes entrés. Et ça me semble pas mal.
Barack, si tu ne sais pas quoi dire demain, je te propose de lire le discours inaugural de Franklin Roosevelt du 4 mars 1933 (Merci Jean-Gab et Kevin pour la traduction), ça pourrait te donner des (bonnes) idées :
Président Hoover, monsieur le président de la Cour Suprême, mes amis :
Voici un jour de consécration nationale. Et je suis certain qu’en ce jour mes concitoyens américains attendent qu’à l’occasion de mon accession à la présidence, je m’adresse à eux avec la sincérité et la résolution qu’impose la situation présente de notre peuple.
C’est par dessus tout le moment de dire la vérité, toute la vérité, franchement et courageusement. Nous ne pouvons faire l’économie de l’honnêteté face à la situation de notre pays aujourd’hui. Cette grande nation résistera, comme elle a résisté, se relèvera et prospérera.
Donc, premièrement, permettez-moi d’affirmer ma ferme conviction que la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même — l’indéfinissable, la déraisonnable, l’injustifiable terreur qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant. Lors de chacune des noires heures de notre vie nationale, un franc et vigoureux commandement a rencontré cette compréhension et ce soutien du peuple même qui sont essentiels à la victoire. Et je suis convaincu que de nouveau vous lui donnerez votre soutien en ces jours critiques.suite…
Amis lecteurs, ça n’est pas arrivé très souvent sur ce blog jusqu’ici, alors profitez-en.
Aujourd’hui, et j’espère que j’aurais à nouveau l’occasion de le faire (…), je vais dire du bien d’un socialiste.
Voilà 3 semaines qu’Israël s’attaque à la bande de Gaza. 3 semaines de violence allant crescendo.
Peu importe qui a commencé, qui a les plus puissants alliés ou les meilleurs équipements.
La question est : qui aura la présence d’esprit d’arrêter le massacre avant qu’il ne soit trop tard ? Qui aura la hauteur de vue rendant capable de dépasser la haine et d’arrêter l’escalade de rage vengeresse qui en découle ?
Eh bien oui, comme toujours, c’est une question de leadership.
Et la tribune que vient de signer Ségolène Royal sur le Proche-Orient me semble aller dans le bon sens : pas de mise au ban de l’une ou l’autre des parties, tout en dénonçant la part de responsabilité israélienne, un exposé montrant qu’aucun des deux bellicistes ne peut en tirer quoi que ce soit de positif à terme et qu’une solution pacifique est possible, des références justes et unificatrices et surtout une reconnaissance du rôle néfaste de Tony Blair et des influences coloniales derrière ce conflit.
Apeurés par la pluie, démotivés par le blocage des trams par la manif sur l’éducation, perdus à Gerland (il parait qu’il y avait un truc à voir) ou simples paresseux, vous n’avez pas pu venir assister à la conférence du fameux Jacques Cheminade, ce n’est pas grave.
Déjà la salle était presque pleine et de toute façon, pour vous, nous l’avons enregistrée: