Qu’est-ce que la République des blogs ?

Je n’en sais rien.
C’est pour ça que je vais y aller.

Rendez-vous mardi 30 septembre à 20h à l’Indo Café, 14 rue de la Thibaudière, dans le formidable 7e arrondissement de Lyon.


4e République des Blogs Lyon

Recommandé par des Influenceurs

PS : J’ai quand-même entendu dire qu’il y aurait tout le gotha des blogueurs politiques de la région lyonnaise (ainsi que leurs lecteurs), tout ça dans un Café fort sympathique…

Ca pète, c’est la fête !

jeux old schoolDéjà la décision prise le week-end dernier par Henry Paulson, le secrétaire au Trésor américain de « mettre sous tutelle de l’Etat » les deux géants du rachat d’hypothèque, Freddy Mac et Fanny Mae, était un signe avant-coureur, une étape de plus vers la fin du système financier international. Par cette décision pour « sauver » ces institutions et les actifs financiers qu’elles représentent, l’Etat (et le contribuable) américain voyait sa dette s’alourdir de 5 000 milliards, soit une multiplication par 1,5 !

Une semaine plus tard, les piscines de banquiers se sont retrouvées désertées puisque la grande famille de la finance de Wall Street était à Washington à faire la queue, une longue queue, pour pouvoir s’entretenir avec Paulson et Bernanke, le directeur de la Banque fédérale américaine, et essayer de sauver ce qui pouvait encore l’être. Résultat :

  • Lehman Brothers, la 4e banque d’investissement américaine, est mise en faillite.
  • Merryl Linch, une autre banque d’investissement majeure, est rachetée par Bank of America,
  • AIG, le plus grand assureur mondial, demande 40 milliards à la Fed pour survivre à court terme,
  • Washington Mutual, la plus grande banque d’épargne du pays demande 25 milliards d’urgence,
  • Un nouveau fonds anti-faillite de 70 milliards est créé par la Fed et 10 grandes banques, dont 3 européennes (Ah oui, si vous n’aviez pas compris, la crise est mondiale), pour espérer tenir encore quelques jours.

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Allez François, t’es bien parti !

[La crise financière] est globale car c’est le capitalisme mondialisé qui est frappé dans toutes ses dimensions, puisque tous les marchés sont affectés : les marchés financiers, les marchandises, le travail.


Discours de François Hollande

Il faut prendre la dimension de la gravité de cette crise, ne pas la sous-estimer. Souvenez-vous, la droite, il y a un an, lorsque la crise est née, la ministre de l’Economie et des finances s’en défendait, disant que c’était aux Etats-Unis –ce qui était vrai- et que cela ne viendrait pas chez nous. Puis, la crise est venue en Europe. Et on nous expliquait que nous étions protégés ! C’est comme Tchernobyl, cela passera à côté ! Et puis, la crise nous frappe et on nous affirme qu’il y a une politique, qu’il y a des réformes et qu’ils feront plus que les autres. Et bien, aujourd’hui, nous faisons moins que les autres. Mais il faut aussi ne pas simplement être dans le constat. Les dérèglements que nous vivons ne sont pas le produit de circonstances malheureuses ou d’un choc extérieur. Ils sont la conséquence de choix politiques : dérégulation des marchés, financiarisation de l’économie, désengagement des autorités politiques, privatisations, mises en concurrence des services publics…

Raison de plus pour appeler à des solutions qui relèvent de notre famille de pensée et qui renversent les rapports de force. Les libéraux, finalement, sont des pragmatiques. Aux Etats-Unis, ils ne se posent pas de questions. Ils en viennent maintenant, les conservateurs américains, à nationaliser le crédit. Les Anglais font des choix comparables, compte tenu de la gravité de la faillite bancaire. Et il y en a même, dans les pays gérés par les plus libéraux, qui inventent protection, voire protectionnisme.

Nous n’avons pas à prendre nécessairement ces options, mais à quand même justifier l’intervention de l’Etat, la coordination, la régulation… Bref, ce qui fait une politique économique de gauche et de progrès.

Ça va peut-être vous paraître fou, mais ce sont les mots de François Hollande, lors de son discours de clôture de l’Université d’été du Parti socialiste à La Rochelle. (Lire la suite…)