Mon banquier est toxico

Il y a quelques mois, j’avais écrit un billet sur les injections pour sauver les banques avec une photo de Lance Armstrong.
Je crois que c’était bien choisit…

Dans une interview exclusive avec l’hebdomadaire autrichien Profil, le directeur général du Bureau des Nations unies sur les drogues et la criminalité (UNODC), l’italien Antonio Mario Costa, a déclaré que « en de nombreux cas, l’argent de la drogue est actuellement la seule source de liquidité disponible. (…) Pendant la deuxième moitié de 2008, le manque de liquidité étant le principal problème du système bancaire, ces capitaux liquides sont devenus un facteur important ».

Sans nommer aucune banque, Antonio Mario Costa a annoncé que son agence « avait trouvé les preuves que les prêts interbancaires ont été financés par des capitaux provenant du trafic de drogue et d’autres activités illégales. Certaines pistes indiquent que des banques ont été sauvées de cette manière ».

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Un problème en vue ?

Voici une petite statistique que j’ai trouvé hier, dans Le Figaro (et oui, il faut tout lire).

Alors qui se rappelle ce qu’entraine une explosion de la masse monétaire, quand l’économie réelle, elle, stagne ou diminue ? (Lire la suite…)

Il est temps de faire le point


Aujourd’hui, on va avoir droit à du Obama à toutes les sauces.
Esprit de contradiction oblige, je me permets de dévier un petit peu et de parler de mon sujet favori, la crise financière internationale.

Il est temps de faire le point.
Rassurez-vous, je ne compte pas me lancer dans un bilan exhaustif du des conséquences de la crise. Je n’en ai pas le temps.

Non, ce que je voudrais, c’est qu’on fasse un bilan des responsabilités personnelles et des mauvaises pratiques qui nous ont conduit là, pour pouvoir rebondir.

J’ai donc signé l’appel, lancé par Solidarité et Progrès, pour une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière et je vous enjoins tous à faire de même.

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Barack, si tu ne sais pas quoi dire…

Demain, Barack Obama deviendra le 44e Président des États-Unis.
Que va-t-il dire lors de son discours d’inauguration ?
Que va-t-il faire de sa présidence ?

Comme je ne suis pas voyant, je ne sais pas.
En revanche, ce que je sais, c’est ce qui a été dit et fait par Franklin Delano Roosevelt, dans une période pleine de similitudes avec celle dans laquelle nous sommes entrés. Et ça me semble pas mal.

Barack, si tu ne sais pas quoi dire demain, je te propose de lire le discours inaugural de Franklin Roosevelt du 4 mars 1933
(Merci Jean-Gab et Kevin pour la traduction), ça pourrait te donner des (bonnes) idées :

Président Hoover, monsieur le président de la Cour Suprême, mes amis :

Voici un jour de consécration nationale. Et je suis certain qu’en ce jour mes concitoyens américains attendent qu’à l’occasion de mon accession à la présidence, je m’adresse à eux avec la sincérité et la résolution qu’impose la situation présente de notre peuple.

C’est par dessus tout le moment de dire la vérité, toute la vérité, franchement et courageusement. Nous ne pouvons faire l’économie de l’honnêteté face à la situation de notre pays aujourd’hui. Cette grande nation résistera, comme elle a résisté, se relèvera et prospérera.

Donc, premièrement, permettez-moi d’affirmer ma ferme conviction que la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même — l’indéfinissable, la déraisonnable, l’injustifiable terreur qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant. Lors de chacune des noires heures de notre vie nationale, un franc et vigoureux commandement a rencontré cette compréhension et ce soutien du peuple même qui sont essentiels à la victoire. Et je suis convaincu que de nouveau vous lui donnerez votre soutien en ces jours critiques. (Lire la suite…)

Etonnante Ségolène sur le Proche-Orient

Amis lecteurs, ça n’est pas arrivé très souvent sur ce blog jusqu’ici, alors profitez-en.
Aujourd’hui, et j’espère que j’aurais à nouveau l’occasion de le faire (…), je vais dire du bien d’un socialiste.

Voilà 3 semaines qu’Israël s’attaque à la bande de Gaza. 3 semaines de violence allant crescendo.
Peu importe qui a commencé, qui a les plus puissants alliés ou les meilleurs équipements.
La question est : qui aura la présence d’esprit d’arrêter le massacre avant qu’il ne soit trop tard ? Qui aura la hauteur de vue rendant capable de dépasser la haine et d’arrêter l’escalade de rage vengeresse qui en découle ?

Eh bien oui, comme toujours, c’est une question de leadership.
Et la tribune que vient de signer Ségolène Royal sur le Proche-Orient me semble aller dans le bon sens : pas de mise au ban de l’une ou l’autre des parties, tout en dénonçant la part de responsabilité israélienne, un exposé montrant qu’aucun des deux bellicistes ne peut en tirer quoi que ce soit de positif à terme et qu’une solution pacifique est possible, des références justes et unificatrices et surtout une reconnaissance du rôle néfaste de Tony Blair et des influences coloniales derrière ce conflit.

Je vous laisse juger : (Lire la suite…)