Un Président

Alors que je lisais les rapports sur la rencontre entre notre Président Sarkozy et le (futur-ex) héros des bobos, Barack Obama, on me faisait passer cette vidéo qui me donne bien envie de regarder ce film, Le Président d’Henri Verneuil, sorti en 1961.

Ici, pas de repas en tête à tête, pas d’accord contre le protectionnisme, l’Iran ou pour la guerre en Afghanistan.

Juste Jean Gabin qui a l’air de bien jouer le rôle de pourfendeur d’Europe et de politiques intéressés.

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Le programme du CNR : se battre aujourd’hui comme hier

Texte unificateur de la résistance contre l’oppresseur, mais surtout projet dans lequel sont lancées les pistes et les principes qui guideront la reconstruction, puis le développement de la France après-guerre, il est fondamental de le connaître pour comprendre d’où nous venons et ce pour quoi nous devons nous battre aujourd’hui.

Une « véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie », une « économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle », un « droit au travail et le droit au repos », « d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine », « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours », « la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires », voilà un certains nombres de principes que ce sont engagés à défendre les représentants des principaux mouvements de résistance, des partis politiques et des syndicats, le 15 mars 1944. La plupart de ces mesures ont été mises en place après la guerre. La majorité sont remisent en cause depuis 40 ans.

Il est encore temps de se battre, c’est ce qu’ils nous conseillent : « la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée. Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. ».

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Une solution pour achever la Grèce, l’Europe, et plus si besoin est

tirée du Parisien

Nous prendrait-on pour des idiots quand on nous dit qu’une solution a été trouvée entre les différents pays de la zone euro pour résoudre le problème grec ? Non, puisque de toute façon, ce que pensent (et vivent) les populations ou ce que sont censées assurer nos Constitutions (nos droits sociaux par exemple) n’est pas pris en compte par nos soi-disant représentants. Pas étonnant donc que l’accord survenu hier entre Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et les autres « représentants » d’Etats européens ne crée les conditions que pour plus d’austérité et de désengagement des États au profit des milieux financiers européens (et) mondialisés.

D’abord, on nous présente cet accord comme un compromis entre la vision Sarkozy (intervention des autres États européens) et celle de Merkel (pas les pays, le FMI), l’action du second venant en soutien à celle du premier. En réalité, aucune aide n’est assurée, puisque la décision d’aider la Grèce ou tout autre pays européen dans la même situation ne devra être prise qu’en dernier recours, c’est-à-dire si le pays en difficulté « n’a pas d’autre option » (par exemple, s’il n’y a plus personne à tondre) et à l’unanimité des pays de la zone euro. En clair, la ligne dure d’Angie a gagné : elle aura un droit de veto. L’hypocrisie va encore plus loin puisque, comme le rapporte Le Figaro : « Les taux devront être assez élevés pour ne pas s’assimiler à des subventions [sic] et inciter la Grèce à retourner se financer sur les marchés dès que possible [re-sic] ».

Mais ce n’est pas fini. Pour s’assurer que ce cas ne se reproduise pas, de nouvelles mesures contraignantes et supranationales, en plus de l’intervention du FMI, vont être mises en place. Les traités européens devraient être modifiés ou plutôt durcis : « Sur le plan budgétaire, la France accepte la demande allemande d’un droit de regard européen renforcé sur les déficits nationaux, « sanctions comprises ». Ce tour de vis pourrait se préciser avant la fin de l’année, avec une révision des traités. Concession à Berlin, Paris envisage déjà « toutes les options juridiques possibles », comme l’expulsion pure et simple…

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Villepin est arrivé…é…é… sans nouveauté…é…é…

Mieux qu’avant encore, c’est avec posture et lyrisme « gaullistes », et arrière-pensées présidentielles, que Dominique de Villepin a fait ce matin son retour sur la scène politique nationale.

Serein, il s’est placé en « Grand Charles », au dessus des questions partisanes, volant au secours « des démocrates chrétiens et des gaullistes abandonnés », énonçant les « échecs » de la majorité en place, le tout dans un placement politique social-démocrate.

Sera-ce suffisant pour exister politiquement ?

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Réforme de santé d’Obama : trop tard

La « fameuse » réforme de santé de Barack Obama est donc passée à la Chambre des représentants à 219 voix contre 212. Le Sénat l’ayant déjà votée, elle sera donc promulguée prochainement par le président. Mauvaise nouvelle pour la population américaine et ses aspirations à des acquis sociaux dignes de ce nom, ce vote tardif marque surtout l’entêtement d’un président « engagé » à faire payer le renflouement des banques et la crise à sa population, ce qui alimente du même coup une réaction, une révolte populaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Comme je l’ai expliqué sur différents blogs lorsque le débat battait son plein, cette réforme est dangereuse, parce qu’à l’image des mesures d’austérité et de baisse des niveaux de vie, et donc de triage social, que nous connaissons en France. Il ne s’agit pas d’améliorer le système de santé américain, dont nous connaissons déjà les limites, mais de l’étendre à un plus grand nombre, tout en baissant les remboursements (aux plus déshérités et aux plus vieux), qui, comparativement à ce que nous connaissons dans notre pays, sont déjà très faibles : l’idée est d’économiser près de 1000 milliards de dollars sur les infrastructures de santé, le montant des aides et les traitements remboursés! (paradoxe ou escroquerie ?).

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