Pourquoi « aider » la Grèce ?
Le gouvernement Papandreou vient d’annoncé qu’il acceptait l’aide de ses « partenaires » européens. Mais qui va réellement en bénéficier ?
Ce ne sont pas les Grecs, parce que recevoir de l’aide des « copains » du continent passe par une nouvelle cure d’austérité. Déjà en mars, le gouvernement avait annoncé, non sans de vives réactions populaires, une hausse de la TVA de 2% pour atteindre 21%, un gel des retraites des fonctionnaires et des salaires du secteur privé, des coupes de 30 et 60% des 13e et 14e mois. Ils n’en retireront donc rien de positif et la Grèce elle-même, en passant par ces baisses de niveau de vie, détruit les moyens du rebond.
Ce ne sont pas non-plus les États appelés fort élégamment dans les milieux financiers, PIGS (cochons en anglais) du fait de leur fragilité économique qui en retireront bénéfice, puisqu’on leur demande de mettre la main dans un portefeuille déjà bien maigrelet. Le Portugal devra pourtant s’acquitter de 775 millions d’euros, pour l’Irlande ce sera 480, 3,675 milliards d’euros pour l’Espagne, 5,4 pour l’Italie que certains placent dans ce groupe des condamnés.
Alors à qui profite ce plan ?




