Trichet/Domenech même combat… et même réussite
Je ne sais pas si vous avez suivi, mais la semaine dernière les banques européennes sont passées à deux doigts de l’élimination.
L’échéance des prêts accordés par la BCE arrivant à son terme le 1er juillet, elles devaient lui rembourser 442 milliards d’euros, qu’elles n’avaient hélas pas.
Heureusement, comme à l’accoutumée, la BCE a fait tourner la planche à billets (qui fonctionne maintenant en 3/8). Le 30 juin, elle leur re-prêtera donc 131,9 milliards d’euros à 3 mois et 111,2 milliards à 6 jours.
Puis 6 jours plus tard, nouvelle échéance, une nouvelle ligne de crédit de 229 milliards d’euros dont profitaient 151 banques sortait du chapeau (record depuis juin 2009), jusqu’à la prochaine.
Un engrenage hyper-inflationniste qui tend à s’emballer, à tel point qu’il semble avoir fait griller deux ou trois neurones à Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne. D’après le Figaro du jour, sortant de la réunion mensuelle du conseil des gouverneurs qui se tenait hier à Francfort, notre tacticien en chef aurait lancé, tout guilleret : « Ne sous-estimez-pas l’Europe ! (…) Trois pays européens de la zone euro, figurent parmi les meilleures équipes de foot du monde : c’est très impressionnant ! »
Quand je vous dis que l’économie rend fou…
