Il est temps de faire le point
Aujourd’hui, on va avoir droit à du Obama à toutes les sauces.
Esprit de contradiction oblige, je me permets de dévier un petit peu et de parler de mon sujet favori, la crise financière internationale.
Il est temps de faire le point.
Rassurez-vous, je ne compte pas me lancer dans un bilan exhaustif du des conséquences de la crise. Je n’en ai pas le temps.
Non, ce que je voudrais, c’est qu’on fasse un bilan des responsabilités personnelles et des mauvaises pratiques qui nous ont conduit là, pour pouvoir rebondir.
J’ai donc signé l’appel, lancé par Solidarité et Progrès, pour une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière et je vous enjoins tous à faire de même.
Après la crise de 1929, c’est ce qui fut lancé aux États-Unis et qui prit le nom de commission Pecora, en référence au teigneux et déterminé Ferdinand Pecora.
Les pratiques mafieuses aux conséquences criminelles des plus grands banquiers de Wall Street furent exposées sur la place publique, permettant à Franklin Roosevelt d’affiner les mesures à mettre en place et de bénéficier du soutien populaire nécessaire pour les faire appliquer, avec le succès que l’on sait.
Alors que chaque jour amène de nouvelles preuves du caractère criminel du système financier international, il est temps de passer à la vitesse supérieure : de regarder dans les procédés utilisés, dans le cerveau de nos banquiers et politiques, et en nous-mêmes, ce que nous devons remettre en cause. Parce que pour changer, il faut d’abord reconnaître ses fautes.


Signé!
Encore une commission d’enquête parlementaire !
Cette appel est tout aussi utile que celui pour enquêter sur la mort de Kennedy.
@ Pierre Laurent,
Tu connais des gens, toi, qui croient que Kennedy a été tué par un tireur isolé ?