Laval 1935

Les années 1930.
Alors qu’aux États-Unis, Franklin Roosevelt investit dans la modernisation de son pays, en France comme dans le reste de l’Europe, on parle de déficit, on cherche à faire des économies et on mène des politiques d’austérité.

Exemple : un certain Pierre Laval, Président du Conseil en 1935-1936, et sa politique de déflation, dont une des premières mesures sera « un prélèvement uniforme de 10% sur toutes les dépenses publiques. »

Un lien avec ce qui suivra ? En tout cas, on sait ce que l’homme politique auvergnat deviendra.

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Mettre les Européens sous tutelle

C’est le nouveau truc de l’inestimable et estimé (je ne sais pas combien) Edouard Balladur. Il l’avait déjà proposé en février, ce fut soutenu il y a quelques semaines par le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn et le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Junker et il revient dessus, entre (beaucoup d’) autres absurdités dans Le Figaro du jour : il faut que « chaque gouvernement soumette à ses partenaires de la zone euro son projet de budget. »

En clair : si ça passe, vous aurez raison de dire que les types pour qui l’on vote ne servent à rien. Mais ce ne sera plus leur faute.

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Pourquoi « aider » la Grèce ?

Le gouvernement Papandreou vient d’annoncé qu’il acceptait l’aide de ses « partenaires » européens. Mais qui va réellement en bénéficier ?

Ce ne sont pas les Grecs,
parce que recevoir de l’aide des « copains » du continent passe par une nouvelle cure d’austérité. Déjà en mars, le gouvernement avait annoncé, non sans de vives réactions populaires, une hausse de la TVA de 2% pour atteindre 21%, un gel des retraites des fonctionnaires et des salaires du secteur privé, des coupes de 30 et 60% des 13e et 14e mois. Ils n’en retireront donc rien de positif et la Grèce elle-même, en passant par ces baisses de niveau de vie, détruit les moyens du rebond.

Ce ne sont pas non-plus les États appelés fort élégamment dans les milieux financiers, PIGS
(cochons en anglais) du fait de leur fragilité économique qui en retireront bénéfice, puisqu’on leur demande de mettre la main dans un portefeuille déjà bien maigrelet. Le Portugal devra pourtant s’acquitter de 775 millions d’euros, pour l’Irlande ce sera 480, 3,675 milliards d’euros pour l’Espagne, 5,4 pour l’Italie que certains placent dans ce groupe des condamnés.

Alors à qui profite ce plan ?

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Une solution pour achever la Grèce, l’Europe, et plus si besoin est

tirée du Parisien

Nous prendrait-on pour des idiots quand on nous dit qu’une solution a été trouvée entre les différents pays de la zone euro pour résoudre le problème grec ? Non, puisque de toute façon, ce que pensent (et vivent) les populations ou ce que sont censées assurer nos Constitutions (nos droits sociaux par exemple) n’est pas pris en compte par nos soi-disant représentants. Pas étonnant donc que l’accord survenu hier entre Angela Merkel, Nicolas Sarkozy et les autres « représentants » d’Etats européens ne crée les conditions que pour plus d’austérité et de désengagement des États au profit des milieux financiers européens (et) mondialisés.

D’abord, on nous présente cet accord comme un compromis entre la vision Sarkozy (intervention des autres États européens) et celle de Merkel (pas les pays, le FMI), l’action du second venant en soutien à celle du premier. En réalité, aucune aide n’est assurée, puisque la décision d’aider la Grèce ou tout autre pays européen dans la même situation ne devra être prise qu’en dernier recours, c’est-à-dire si le pays en difficulté « n’a pas d’autre option » (par exemple, s’il n’y a plus personne à tondre) et à l’unanimité des pays de la zone euro. En clair, la ligne dure d’Angie a gagné : elle aura un droit de veto. L’hypocrisie va encore plus loin puisque, comme le rapporte Le Figaro : « Les taux devront être assez élevés pour ne pas s’assimiler à des subventions [sic] et inciter la Grèce à retourner se financer sur les marchés dès que possible [re-sic] ».

Mais ce n’est pas fini. Pour s’assurer que ce cas ne se reproduise pas, de nouvelles mesures contraignantes et supranationales, en plus de l’intervention du FMI, vont être mises en place. Les traités européens devraient être modifiés ou plutôt durcis : « Sur le plan budgétaire, la France accepte la demande allemande d’un droit de regard européen renforcé sur les déficits nationaux, « sanctions comprises ». Ce tour de vis pourrait se préciser avant la fin de l’année, avec une révision des traités. Concession à Berlin, Paris envisage déjà « toutes les options juridiques possibles », comme l’expulsion pure et simple…

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Une larouchiste en route vers le Congrès américain !

Tremblement de terre aux États-Unis (qui n’est pas pour me déplaire, celui-là) : Kesha Rogers , une militante de la faction larouchiste du Parti démocrate, vient de gagner les primaires du même parti dans le 22e district du Texas, c’est à dire qu’elle sera La candidate du parti aux élections de mi-mandat pour devenir député de la Chambre des représentants américaine.

Comment a-t-elle fait ? C’est simple, elle s’est concentrée sur 2 thèmes principaux qui, pour un français, ont de quoi interpeler : sauver la NASA et… destituer Obama !

Et ben ouais, c’est ça le « mood » là-bas.

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