C’est pas gagné

21 régions sur 22 remportées, 53,85% des suffrages au niveau national (un record depuis 1981 et le deuxième meilleur résultat de la gauche depuis la création de la Ve République), les résultats des élections régionales ont tout d’un nouveau raz-de-marée rose. Et pourtant, parler de victoire me semble excessif, voire complètement à côté de la plaque.

Tout d’abord, comment peut-on se gargariser d’un résultat électoral n’ayant mobilisé que la moitié des électeurs potentiels ? En pleine crise économique, on peut imaginer que les gens sont plus portés vers la chose publique, normalement volontaire à proposer des solutions efficaces et mobilisatrices. Ce ne fut pas le cas. De ce point de vue là, c’est un échec de l’ensemble de notre classe politique et de la gauche en particulier, qui pouvait s’appuyer sur un début de rejet des « réformes » d’austérité du gouvernement Sarkozy. Certes, les résultats sont sans appel pour la gauche (et évidemment, je préfère qu’il en soit ainsi), mais ne représente que la partie de la population (toujours en diminution), qui suit, s’intéresse et croit en nos élites politiques, et encore, je compte là-dedans le vote FN qui, je l’espère encore, est en grande partie, plus un vote de désespoir que de conviction.

Ensuite, et c’est bien là le plus important, gagner des élections, ok, mais pour quoi faire ?

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Imagine

Comme je l’ai expliqué dans mon post précédent, pas facile de se faire une place dans le paysage électoral français. Pourtant, nous avons réussi à présenter une liste pour les régionales en Bretagne, avec mon camarade Alexandre Noury, en tête de liste.

C’est pour en faire la pub ;) , mais aussi pour vous permettre d’imaginer ce qu’aurait pu proposer une liste Solidarité et Progrès en Rhône-Alpes que je fais ce post.

Alors, à vos stylos, à vos cartes et surtout, à votre imagination:
- La profession de foi
- Le projet
- Quelques interventions médiatiques (ICI, ICI et LA)

Privilèges et démocratie

Comme certains le savent déjà, Solidarité et Progrès ne présentera pas de liste pour les élections régionales en Rhône-Alpes.

La faute à un système de électoral français biaisé, censitaire et favorisant les partis en place.

Je m’explique, parce que ça vaut le coup de savoir comment, dans notre grande démocratie, les partis politiques sont financés et donc, comment on permet, ou pas, à un véritable débat publique d’avoir lieu, en particulier dans une période où l’ensemble de la classe politique française se trouve incapable d’agir face à la crise.

De mon point de vue, le financement de la vie politique française est une des causes, sans être la principale, d’un débat politique au ras des pâquerettes, dans lequel les « grands partis » perdurent malgré leur incompétence et les « hommes politiques » ressemblent plus à des super-commerciaux en recherche de voix à court terme, qu’à des serviteurs et représentants du peuple. Dans ce système, le renouvellement est quasi-impossible, l’émergence de nouvelles idées et de nouveaux partis déterminés par le bon vouloir des médias et des partis en place.

Comment les partis sont financés ?

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