C’est pas gagné
21 régions sur 22 remportées, 53,85% des suffrages au niveau national (un record depuis 1981 et le deuxième meilleur résultat de la gauche depuis la création de la Ve République), les résultats des élections régionales ont tout d’un nouveau raz-de-marée rose. Et pourtant, parler de victoire me semble excessif, voire complètement à côté de la plaque.
Tout d’abord, comment peut-on se gargariser d’un résultat électoral n’ayant mobilisé que la moitié des électeurs potentiels ? En pleine crise économique, on peut imaginer que les gens sont plus portés vers la chose publique, normalement volontaire à proposer des solutions efficaces et mobilisatrices. Ce ne fut pas le cas. De ce point de vue là, c’est un échec de l’ensemble de notre classe politique et de la gauche en particulier, qui pouvait s’appuyer sur un début de rejet des « réformes » d’austérité du gouvernement Sarkozy. Certes, les résultats sont sans appel pour la gauche (et évidemment, je préfère qu’il en soit ainsi), mais ne représente que la partie de la population (toujours en diminution), qui suit, s’intéresse et croit en nos élites politiques, et encore, je compte là-dedans le vote FN qui, je l’espère encore, est en grande partie, plus un vote de désespoir que de conviction.
Ensuite, et c’est bien là le plus important, gagner des élections, ok, mais pour quoi faire ?

Comme je l’ai expliqué dans mon post précédent, 