Le programme du CNR : se battre aujourd’hui comme hier

Texte unificateur de la résistance contre l’oppresseur, mais surtout projet dans lequel sont lancées les pistes et les principes qui guideront la reconstruction, puis le développement de la France après-guerre, il est fondamental de le connaître pour comprendre d’où nous venons et ce pour quoi nous devons nous battre aujourd’hui.

Une « véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie », une « économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle », un « droit au travail et le droit au repos », « d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine », « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours », « la possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires », voilà un certains nombres de principes que ce sont engagés à défendre les représentants des principaux mouvements de résistance, des partis politiques et des syndicats, le 15 mars 1944. La plupart de ces mesures ont été mises en place après la guerre. La majorité sont remisent en cause depuis 40 ans.

Il est encore temps de se battre, c’est ce qu’ils nous conseillent : « la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée. Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. ».

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Privilèges et démocratie

Comme certains le savent déjà, Solidarité et Progrès ne présentera pas de liste pour les élections régionales en Rhône-Alpes.

La faute à un système de électoral français biaisé, censitaire et favorisant les partis en place.

Je m’explique, parce que ça vaut le coup de savoir comment, dans notre grande démocratie, les partis politiques sont financés et donc, comment on permet, ou pas, à un véritable débat publique d’avoir lieu, en particulier dans une période où l’ensemble de la classe politique française se trouve incapable d’agir face à la crise.

De mon point de vue, le financement de la vie politique française est une des causes, sans être la principale, d’un débat politique au ras des pâquerettes, dans lequel les « grands partis » perdurent malgré leur incompétence et les « hommes politiques » ressemblent plus à des super-commerciaux en recherche de voix à court terme, qu’à des serviteurs et représentants du peuple. Dans ce système, le renouvellement est quasi-impossible, l’émergence de nouvelles idées et de nouveaux partis déterminés par le bon vouloir des médias et des partis en place.

Comment les partis sont financés ?

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