Demain, Barack Obama deviendra le 44e Président des États-Unis.
Que va-t-il dire lors de son discours d’inauguration ?
Que va-t-il faire de sa présidence ?
Comme je ne suis pas voyant, je ne sais pas.
En revanche, ce que je sais, c’est ce qui a été dit et fait par Franklin Delano Roosevelt, dans une période pleine de similitudes avec celle dans laquelle nous sommes entrés. Et ça me semble pas mal.
Barack, si tu ne sais pas quoi dire demain, je te propose de lire le discours inaugural de Franklin Roosevelt du 4 mars 1933 (Merci Jean-Gab et Kevin pour la traduction), ça pourrait te donner des (bonnes) idées :
Président Hoover, monsieur le président de la Cour Suprême, mes amis :
Voici un jour de consécration nationale. Et je suis certain qu’en ce jour mes concitoyens américains attendent qu’à l’occasion de mon accession à la présidence, je m’adresse à eux avec la sincérité et la résolution qu’impose la situation présente de notre peuple.
C’est par dessus tout le moment de dire la vérité, toute la vérité, franchement et courageusement. Nous ne pouvons faire l’économie de l’honnêteté face à la situation de notre pays aujourd’hui. Cette grande nation résistera, comme elle a résisté, se relèvera et prospérera.
Donc, premièrement, permettez-moi d’affirmer ma ferme conviction que la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même — l’indéfinissable, la déraisonnable, l’injustifiable terreur qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant. Lors de chacune des noires heures de notre vie nationale, un franc et vigoureux commandement a rencontré cette compréhension et ce soutien du peuple même qui sont essentiels à la victoire. Et je suis convaincu que de nouveau vous lui donnerez votre soutien en ces jours critiques. (Lire la suite…)