La révolution Glass-Steagall

Si vous ne savez pas encore ce qu’est un Glass-Steagall, il est grand temps de ressortir vos livres d’économie et d’histoire, parce que c’est le sujet central des discussions aux États-Unis et ça pourrait bien constituer la première pierre vers une sortie de crise.

Maintenant, tout de suite, à l’heure où j’écris ces lignes, le congrès américain est en train de discuter un retour de cette loi phare, mise en place par Franklin Roosevelt en 1933 et abandonnée en 1999. Son objet, séparer de manière stricte, les activités de banques de dépôts (où se trouvent nos économies, si on en a), de banques d’affaires (de spéculation) et d’assurance. Son rétablissement conduirait naturellement à explorer les comptes de toutes les banques, trier ce qui s’y trouve, se débarrasser de ce qui n’a plus rien à y faire et surtout, de mettre en place un système de crédit favorisant l’investissement productif à long terme. Ce serait le début de la fin du chantage spéculatif de la City sur nos économies. Il est donc plus que jamais nécessaire de savoir ce que c’est et de s’engager à le défendre.

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Commission parlementaire sur la crise financière: Il est temps de passer aux choses sérieuses !

Nouvel article paru dans le Nouvelle Solidarité du 17 juillet 2009.

L’une des choses qui choqua le plus les âmes bien pensantes lorsque Ferdinand Pecora débuta ses auditions au Congrès américain, en 1932, pour déterminer les causes de la Grande dépression, c’est qu’il était vulgaire, rustre et impoli, tout le contraire des « respectables » banquiers auxquels il s’attaquait. Ce qui est sûr, c’est que depuis que la crise financière s’est déclarée, au milieu de l’été 2007, les membres de la commission des Finances, de l’Economie générale et du Plan de l’Assemblée nationale ont, eux, fait étalage de toute leur bonne éducation en interrogeant les responsables des principaux établissements bancaires français. Ce respect des convenances est révélateur de représentants du peuple, enkystés dans la règle du jeu et le monde des « élites », incapables de relever la tête et de voir cette population qui les a élus pour qu’ils défendent ses intérêts et assurent son avenir. Ce qu’il va falloir changer au plus vite.

Ce qui motivait Pecora, c’était d’exposer, aux yeux de tous, l’emprise mafieuse des intérêts financiers de son temps sur la République américaine, afin d’ouvrir la voie au véritable changement de système que conduira Franklin Roosevelt. Il fallait alors, comme aujourd’hui, comprendre les causes profondes de la crise et déterminer où étaient les responsabilités, afin de repartir sur des bases solides. Dans cette quête, ni compromis, ni respect indu, ni copinage : représentant l’autorité publique, c’était lui le patron.

Aujourd’hui, de quelle manière un Didier Migaud, président de ladite commission, considère-t-il son rôle, lorsque le 7 octobre dernier, il rend grâce à Charles Millaud, président du directoire des Caisses nationales des Caisses d’épargne, d’avoir bien voulu se déplacer, le remerciant « d’avoir maintenu cette rencontre avec la commission des finances, malgré un emploi du temps que nous savons très chargé… » ? Eh bien, il se considère à son service, comme Olivier Dassault qui lui demandera le plus simplement du monde, quelques minutes plus tard, quelles sont ses « attentes vis-à-vis des pouvoirs publics, plus particulièrement du Parlement ? En quoi pouvons-nous apporter des solutions concrètes aux difficultés que vous devez surmonter ? »

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Il est temps de faire le point


Aujourd’hui, on va avoir droit à du Obama à toutes les sauces.
Esprit de contradiction oblige, je me permets de dévier un petit peu et de parler de mon sujet favori, la crise financière internationale.

Il est temps de faire le point.
Rassurez-vous, je ne compte pas me lancer dans un bilan exhaustif du des conséquences de la crise. Je n’en ai pas le temps.

Non, ce que je voudrais, c’est qu’on fasse un bilan des responsabilités personnelles et des mauvaises pratiques qui nous ont conduit là, pour pouvoir rebondir.

J’ai donc signé l’appel, lancé par Solidarité et Progrès, pour une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière et je vous enjoins tous à faire de même.

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