Radio S&P

Allez, je me lance.

Ça fait déjà quelque temps que j’interviens, une fois par semaine (en général), dans le Point stratégique de Radio S&P, la radio du parti politique Solidarité et Progrès.

Aujourd’hui, je ne sais pas trop pourquoi, je me suis dis : « Tiens, tu pourrais poster ta radio ». Alors comme je ne suis pas du genre à me contredire, c’est ce que je fais.

L’idée de ce Point stratégique est de donner un sens d’action et d’espoir dans un monde qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise et duquel nous pouvons faire beaucoup mieux.

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Partie truquée

A défaut d’enthousiasmer la population française avec un projet mobilisateur, notre gouvernement préfère entretenir le fantasme de la réussite par la chance et le hasard avec sa légalisation des paris en ligne.

On promeut le rêve de devenir un « mini-spéculateur » qui, sans rien produire d’utile pour la société, se « fera plein de pognon ».

C’est évidemment une grosse escroquerie au profit des copains de notre cher Président et un moyen d’enfermer encore un peu plus nos concitoyens dans une culture de l’instant, du jeu et du virtuel.

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Au delà du manichéisme

Qui a dit : Attention au « manichéisme » qui consisterait à « présenter les spéculateurs comme des méchants qui font des profits exorbitants » ?

Nicolas Sarkozy ? Dominique Strauss-Kahn ? Michel Pebereau ?

Non, il s’agit de Jean-François Mancel, le député UMP qui vient d’être nommé rapporteur de la commission d’enquête sur la spéculation qui serait censée poser les fondations d’une nouvelle orientation économique française et internationale. Ça donne confiance, n’est-ce pas ?

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Démission : Et pourquoi pas Sarko ?

Depuis le début de l’affaire Bettencourt, je me demande pourquoi on se focalise sur Eric Woerth et non sur Sarko.

Depuis le départ, notre cher Président de la République est impliqué. Interrogé par l’actionnaire majoritaire de L’Oréal sur l’avancée de l’affaire qui l’oppose à sa fille, son éminence grise Patrice de Maistre répond : « Je n’ai qu’une indication. C’est que j’ai vu, euh, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires juridiques et judiciaires, Patrick Ouart, qui n’est plus à l’Elysée mais qui n’a pas été remplacé et qui travaille chez Bernard Arnault, et qui m’aime beaucoup. Et il a voulu me voir l’autre jour et il m’a dit, M. de Maistre, le président continue de suivre ça de très près… (…) Et en première instance, on ne peut rien faire de plus, mais on peut vous dire qu’en cour d’appel, si vous perdez, on connaît très, très bien le procureur. »

Et pourtant, tout s’est focalisé sur notre ministre du Budget. Bizarre, non ?

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Les banquiers doivent-ils trembler devant Emmanuelli ?

Article que j’ai écrit pour le journal Nouvelle Solidarité du 9 juillet 2010 au sujet de la commission d’enquête sur la spéculation que va présider Henri Emmanuelli.

Haut les cœurs ! Plus d’un an et demi après les dernières, mais distrayantes auditions de la commission Migaud sur les causes de la crise financière (cf. NS du 17 juillet 2009) et alors qu’en Allemagne et aux États-Unis des solutions, telle une séparation stricte entre activités de banques de dépôts et de banques d’investissements (spéculatives), sont déjà sur la table, à l’Assemblée nationale française, réveillé par ces satanés voisins grecs, on sort finalement la tête de l’édredon, pour « s’interroger » sur ce qui a bien pu nous conduire dans la crise.

Appelant dans ces colonnes à la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur la crise financière depuis janvier 2009, nous ne pouvons qu’espérer que la tardive mise en place par nos députés, le 24 juin dernier, d’une commission d’enquête sur « la spéculation financière affectant nos économies », répondra aux exigences du moment, devenues bien pires qu’alors. Plus qu’un simple catalogue stérile, malsain et démagogique, elle devra pour être efficace, à l’image de la Commission Pecora de 1933-1934 aux États-Unis, faire « connaître au peuple (…) les pratiques de ses banquiers et l’étendue de leurs pouvoirs », ce qui créa alors « la base politique pour les mesures de redressement et de relance de l’Administration Roosevelt ». Nos députés ne devraient donc pas se (dé-)considérer comme de simples législateurs impuissants face à la réalité extérieure, mais comme des acteurs essentiels d’un changement d’ensemble du système devenu aujourd’hui indispensable. Cette ambition ne semble pas être très bien comprise. A nous de la nourrir.

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